" /> José Bové - Gaz de schiste /climat : laissons les fossiles dans le sol, maintenons l’abrogation des permis

Gaz de schiste /climat : laissons les fossiles dans le sol, maintenons l’abrogation des permis

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8 décembre 2015

Le Tribunal de Cergy-Pontoise examinait aujourd’hui les recours de Schuepbach demandant l’annulation de la décision d’abrogation de leur permis d’exploration de gaz de schiste de Nant et Villeneuve-de-Berg.

Le jugement a été mis en délibéré fin décembre. Mais le rapporteur public a d’ores et déjà préconisé le rejet de la demande du pétrolier : l’Etat ayant interdit la fracturation hydraulique en 2011, il avait obligation d’abroger les titres, dès lors que Schuepbach n’entendait pas y renoncer. Le magistrat a en outre relevé que la technique de la fracturation hydraulique était dommageable pour l’environnement.
Le recours indemnitaire de Schuepbach, qui demande 117 millions d’euros de compensation à l’Etat, n’était pas examiné aujourd’hui. Mais au vu des conclusions du rapporteur public, il a déjà du plomb dans l’aile et je m’en félicite.

La mobilisation sans précédent des habitants et des élus des territoires menacés par le gaz de schiste et leur vigilance ont permis de déjouer les sombres projets des pétroliers. L’industrie du gaz de schiste sacrifie les sous-sols, l’eau et l’environnement des territoires pour le seul bénéfice des pétroliers.
Les énergies fossiles représentent encore 80% de notre consommation. Nous saurions faire sans, en appliquant le scénario Négawatt : chasse au gaspi, efficacité, énergies renouvelables. Pour faire face au défi du réchauffement climatique, il faut laisser les fossiles dans le sol et entamer la transition énergétique.
Le Tribunal de Cergy-Pontoise examinait aujourd’hui les recours de Schuepbach demandant l’annulation de la décision d’abrogation de leur permis d’exploration de gaz de schiste de Nant et Villeneuve-de-Berg.

Le jugement a été mis en délibéré fin décembre. Mais le rapporteur public a d’ores et déjà préconisé le rejet de la demande du pétrolier : l’Etat ayant interdit la fracturation hydraulique en 2011, il avait obligation d’abroger les titres, dès lors que Schuepbach n’entendait pas y renoncer. Le magistrat a en outre relevé que la technique de la fracturation hydraulique était dommageable pour l’environnement.
Le recours indemnitaire de Schuepbach, qui demande 117 millions d’euros de compensation à l’Etat, n’était pas examiné aujourd’hui. Mais au vu des conclusions du rapporteur public, il a déjà du plomb dans l’aile et je m’en félicite.

La mobilisation sans précédent des habitants et des élus des territoires menacés par le gaz de schiste et leur vigilance ont permis de déjouer les sombres projets des pétroliers. L’industrie du gaz de schiste sacrifie les sous-sols, l’eau et l’environnement des territoires pour le seul bénéfice des pétroliers.
Les énergies fossiles représentent encore 80% de notre consommation. Nous saurions faire sans, en appliquant le scénario Négawatt : chasse au gaspi, efficacité, énergies renouvelables. Pour faire face au défi du réchauffement climatique, il faut laisser les fossiles dans le sol et entamer la transition énergétique.