mardi 15 décembre 2015
Après son audition en novembre dernier, Thibault Liger-Belair, vigneron bio de Bourgogne, n’est pas condamné pour avoir désobéi à un arrêté préfectoral qui lui ordonnait de traiter son domaine contre la flavescence dorée, un ravageur des vignes. Au final, l’arrêté en question n’avait aucune valeur juridique : il n’avait pas été signé par le ministre en charge de l’agriculture, qui n’avait pas considéré que la situation justifiait un traitement aux pesticides.
Voilà une nouvelle qui s’inscrit dans la droite ligne des décisions juridiques rendues depuis quelques mois envers d’autres vignerons, comme le bourguignon Emmanuel Giboulot en décembre 2014, relaxé pour les mêmes faits de désobéissance civique.
Comme Emmanuel Giboulot avant lui, Thibault Liger-Belair est parti du principe fondamental que tout traitement non nécessaire, en plus d’être polluant, doit être évité, et c’est donc le bon sens qui l’emporte aujourd’hui.
Tandis qu’un certain nombre de gros pollueurs, les grandes entreprises de l’agro-alimentaire notamment, détruisent tranquillement l’environnement dans notre pays au nom de la croissance et de l’emploi, des professionnels respectueux et de leur métier et de la nature se voient eux poursuivis. On continue de marcher sur la tête ! Je salue l’acte de désobéissance de Thibault Liger-Belair.