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Une des plus belles vallées d’Ariège menacée par l’industrie minière

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16 February 2017

La vallée du Haut Salat (Ariège) est menacée par la réouverture de la mine de Salau. À l’arrêt depuis les années 1980, elle pourrait refermer du tungstène, une terre dite « rare », utilisée dans la métallurgie de pointe mais aussi dans l’armement ou le nucléaire.

Le Permis Exclusif de Recherche de Couflens vient d’être publié au Journal Officiel accordant un titre de prospection à la société VARISCAN pour une durée de 5 ans.

L’association STOP MINE SALAU appelle à une mobilisation ce samedi 18 février à St Girons à l’encontre de ce permis.

On nous dit que ce permis serait « sous contrainte », les premières études devant justifier de l’absence d’amiante dans le gisement à exploiter. Mais l’absence d’amiante aurait du être avérée avant toute délivrance de titre. L’administration et le gouvernement fonctionnent en dépit du bon sens.

Qui est VARISCAN, la société qui prétend prospecter? Une société junior, à faibles moyens, qu’on imagine plus aisément spéculer sur des gisements qu’assumer les responsabilités économiques et morales du sacrifice de cet environnement remarquable qu’est la vallée du Haut-Salat.

Les projets miniers de ce type se multiplient dangereusement en France : Variscan dispose d’un autre titre à Mérléac en plein cœur du massif Armoricain. Une société similaire, SUDMINE, prétend à un permis de recherche au Pays Basque. Forer les sous-sols pour en exhumer des terres rares au détriment de l’environnement et de la santé publique, alors que les poubelles de notre société en regorge, est une aberration.

Ces permis sont accordés à la faveur d’un code minier obsolète, qui ne respecte pas le droit européen en matière d’environnement, de consultation du public, de transparence des appels d’offre. J’ai d’ores et déjà saisi la Commission Européenne afin qu’elle ne laisse pas passer de telles entorses au droit communautaire.

Nous devons obtenir un moratoire sur les titres miniers accordés ou en cours d’instruction, dans l’attente d’une refonte globale du code minier et d’un débat public sur les opportunités sociétales de telles prospections.