" /> José Bové - #1000 vaches : Amendes avec sursis pour la Confédération Paysanne, mais Ramery ne respecte toujours pas la loi, en toute impunité

#1000 vaches : Amendes avec sursis pour la Confédération Paysanne, mais Ramery ne respecte toujours pas la loi, en toute impunité

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16 septembre 2015

Ce mercredi 16 septembre, la cour d’appel d’Amiens a rendu son jugement concernant les neuf militants de la Confédération Paysanne, poursuivis pour avoir « endommagé » à deux reprises des installations de la ferme des 1000 vaches.Les militants écopent d’amendes allant de 300 à 5 000 euros avec sursis à la place des peines de prison.

L’allègement des peines va dans le bon sens : celui d’un frémissement de la justice, qui ne prononce pas des peines fermes à l’égard de lanceurs d’alerte, même si la relaxe attendue n’est pas au rendez-vous.L’ensemble des citoyens mobilisés attend désormais qu’il n’y ait pas « deux poids, deux mesures » car n’oublions pas que l’entreprise de Monsieur Ramery ne respecte pas la loi, puisqu’il a lui-même reconnu ne pas respecter le nombre de vaches autorisées par la loi. De plus, la préfecture de la Somme l’avait astreint à payer 7800 euros d’amende plus 780 euros d’astreinte journalière tant que le cheptel ne serai pas ramené à 500 vaches. Ce n’est toujours pas le cas et l’entreprise conteste cette amende et refuse de payer.

Les conditions de travail désastreuses, l’état sanitaire du troupeau catastrophique dans cette ferme-usine sont désormais démontrés, et cette entreprise aurait du être purement et simplement fermée. C’est pourquoi l’ensemble des associations et militants luttant contre ce grand projet inutile soutiennent les syndicalistes afin d’alerter l’opinion publique sur la dangerosité de ces fermes usines, tant pour l’environnement que pour l’emploi, et sur la nécessité de refuser la criminalisation des lanceurs d’alerte.

La crise agricole que nous traversons souligne le délabrement du modèle productiviste. Il n’est plus possible que ce type d’installation bénéficie de subventions. Les soutiens publics doivent être réorientées pour soutenir une agriculture paysanne, respectueuse de l’environnement, des paysans et des consommateurs.

José Bové, Karima Delli et Barbara Pompili