" /> José Bové - Le Parlement européen somme la Commission européenne de lutter efficacement contre la fraude alimentaire

Le Parlement européen somme la Commission européenne de lutter efficacement contre la fraude alimentaire

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15 janvier 2014

Les députés européens ont voté en faveur d’un rapport sur la crise alimentaire, la fraude dans la chaîne alimentaire et son contrôle.



Alors que les scandales alimentaires se multiplient, le Parlement européen somme la Commission européenne d’inscrire une nouvelle loi européenne pour lutter efficacement contre la fraude alimentaire.

Pour José Bové, vice-président de la Commission de l’Agriculture au Parlement Européen :

En incluant la lutte contre la fraude dans les missions de l’Office Alimentaire Vétérinaire, l’Union européenne a enfin compris que la libre circulation des produits agricoles doit s’accompagner de contrôles renforcés. La mise en place de sanctions financières égales au moins au double des profits réalisés par les fraudeurs est un pas dans la bonne direction.

Dans une Europe où la viande est devenue une matière brute qui circule de pays en pays pour être transformée, cuisinée ou mise en paquet, aucune faille ne peut être tolérée sur l’origine et la traçabilité des denrées. L’origine des viandes doit être clairement indiquée y compris dans les plats préparés, qui sont les plus susceptibles de contenir du minerai de viande.

Les mesures d’austérité ont entraîné le non remplacement d’un nombre important de vétérinaires chargés des contrôles sanitaires. La charge de travail qui pèse sur ceux qui sont encore en place ne leur permet pas d’assurer correctement leur mission.

Il serait désastreux que certaines législations de nos partenaires commerciaux s’imposent à l’Europe, à l’heure où se négocie le Pacte transatlantique, en autorisant la production de viande à partir d’animaux clonés par exemple, sans étiquetage, comme cela se pratique aux États-Unis. Tout en restant vigilant, cette loi devrait être un premier bouclier pour que ces pratiques ne franchissent pas les frontières de l’Europe. Un étiquetage spécifique est demandé. Le consommateur a le droit à plus de transparence il doit connaître la provenance de la viande qui se retrouve dans son assiette. La Commission se doit de prendre en compte l’inquiétude de nos concitoyens qui a grandi ses dernières années avec les scandales de la viande de cheval.

Le gouvernement français doit en particulier lutter contre la fraude alimentaire sur l’origine des viandes dans les produits transformés et améliorer rapidement les contrôles en particulier dans les abattoirs pour que de telles fraudes ne se reproduisent pas à l’avenir. La sécurité alimentaire est une priorité de santé publique.