" /> José Bové - Le retour attendu des « mauvaises » herbes

Le retour attendu des « mauvaises » herbes

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5 mars 2010

Les paysans et les scientifiques américains s’alarment sur une évidence connue depuis les années 1960, la résistance des plantes aux herbicides.



Face à l’utilisation massive de Round-Up, un herbicide total, depuis le milieu des années 1990, pulvérisé sur des millions d’hectares de soja, maïs et coton, les « mauvaises herbes » ont réagi comme elles le font naturellement depuis que l’évolution existe, elles se sont adaptées. Aujourd’hui, les scientifiques américains ont recensé plus de 130 plantes non cultivées qui ne dépérissent plus lorsqu’elles sont aspergées de Round-Up. Près de 10 millions d’acres, soit 4 millions d’hectares sont touchés dans plus de 40 états. Monsanto étudie le problème mais refuse de communiquer les données collectées. Et comme dit Phill Sthalman, responsable du contrôle des adventices au Kansas, « Le désherbage est plus couteux et plus difficile pour les agriculteurs qui doivent faire face à ce phénomène, mais heureusement, il existe d’autres herbicides. » Ce n’est pas Tom Vislack, Secrétaire d’État à l’agriculture de l’Administration Obama, et apôtre de Monsanto, qui viendra mettre des bâtons dans les roues des multinationales de l’agro-chimie. En imposant de nouveau les biotechnologies en Europe, le Commissaire John Dalli, Commissaire à la Santé et à la Consommation, fait preuve du même aveuglement que ces homologues américains, et d’une sujétion totale au lobby des semenciers mondiaux.