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Les nouvelles calédonniennes : José Bové, un habitué des tribunaux

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8 janvier 2010

Présent hier sur les bancs du tribunal, José Bové s’y connaît en actions syndicales musclées. Plus d’une dizaine lui ont valu d’être traduit en justice mais la plupart du temps d’écoper d’amendes ou de sursis. Il l’affirme haut et fort : « Je n’ai jamais vu quelqu’un jugé en comparution immédiate pour une action syndicale, encore moins avec un mandat de dépôt à la sortie. »



)Et de témoigner : « J’ai eu moi-même une seule fois un mandat de dépôt, le temps de l’instruction, pour l’affaire du McDo de Millau en 1999, mais j’avais été remis en liberté quinze jours plus tard. Le procès avait eu lieu un an après, j’avais pris trois mois ferme, que j’avais effectués en 2002 après avoir épuisé tous les recours. » Durant sa « carrière » de militant, José Bové n’a passé que deux autres séjours effectifs en prison : « J’ai été incarcéré trois semaines suite à la lutte contre le camp militaire dans le Larzac en 1976. J’avais pris six mois ferme mais en appel, la peine avait été transformée en sursis. Et puis en 1999, après une action anti-OGM (destruction de riz transgénique à Montpellier, NDLR), j’avais écopé de six mois ferme : j’ai fait finalement deux mois de prison en 2003, puis j’ai été remis en liberté suite à un aménagement de peine. » Soit moins de six mois de détention au total pour José Bové, qui souligne n’avoir jamais été incarcéré durant ses procédures en cassation, à l’inverse de Gérard Jodar, son ami de longue date. Comme le président de l’USTKE, le député européen s’y connaît aussi en « entrave à la circulation d’un aéronef » : « En 1992, j’avais été condamné à 1 000 francs français d’amende pour avoir empêché un ministre (Jospin) d’atterrir à Millau. En 1995, pour dénoncer les essais nucléaires, nous avions empêché tous les avions de décoller à l’aéroport de Tahiti. J’avais été condamné mais dispensé de peine par le tribunal de Papeete, alors que j’étais en état de récidive ! » Face à cette « différence de traitement », José Bové conclut que Gérard Jodar est « une victime », qui « dérange les autorités ». « Ce ne sont pas les faits qui ont été jugés, mais l’USTKE. »