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EFSA : Critiquer c’est bien, proposer c’est mieux !

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29 novembre 2012

L’EFSA vient de publier sa position définitive concernant l’étude de Séralini et al. Dans un communiqué de presse publié hier sur son site l’Agence européenne déclare que les conclusions de cette étude de toxicologie sur deux ans ne sont pas étayées par des données suffisantes.



Un début de dialogue s’engage au niveau de la communauté scientifique sur la mise en place d’études toxicologiques efficaces de long terme permettant d’évaluer les risques pour la santé lié à la consommation humaine.

Dans sa communication, l’EFSA en listant les points faibles de l’étude de M. Séralini, fixe en creux le cadre général du protocole qu’il conviendrait de mettre en place et d’imposer aux entreprises
L’EFSA considère que les objectifs de l’étude étaient peu clairs. L’Agence ajoute que le nombre de rats utilisés dans chaque groupe de traitement n’était pas assez élevé. Je lui demande donc de dire combien de rats doivent être utilisée pour qu’une étude soit considérée comme fiable selon les canons reconnus de la toxicologie.

Elle souligne un manque de détails concernant la formulation de l’alimentation. Je lui réponds donc d’énoncer sans attendre ce qu’elle propose concernant ce point important.
Enfin l’EFSA relève le manque d’information clés sur les méthodes statistiques, ce que je ne suis pas en mesure de juger, mais je lui demande de faire une proposition sur cet aspect.

Il ressort de cette réaction que l’EFSA doit dans les délais les plus brefs ouvrir un nouveau chapitre de son histoire et préciser clairement la méthode qui devra obligatoirement être utilisée pour la mise en place d’une étude de longue durée.

En énonçant ces demandes, j’ai l’impression d’être ni plus ni moins sur la même position que celle exprimée par l’ANSES et le HCB. Je suis convaincu que les autorités européennes et nationales doivent réaliser des études de longues durées réclamées depuis des années. Je n’imagine pas une seconde, que même en période d’austérité, nos gouvernants ne soient pas en mesure de mobiliser les quelques millions d’euros nécessaires pour que les scientifiques arrêtent de s’invectiver et pour que les consommateurs puissent manger dans le calme.

Au delà des conclusions des études toxicologiques, je maintiens que l’évaluation doit porter également sur les impacts socio-économiques et environnementaux ainsi que sur leur utilité pour les populations qui devront être présentes dans les futures lignes directrices d’évaluation des plantes génétiquement modifiées.