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OGM : Le débat doit rester transparent et ouvert

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 4 mai 2010
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5 mai 2010

Ce mardi 4 mai 2010, le dossier concernant les OGM a provoqué de très nombreuses et vives interventions entre les députés de la Commission de l’Agriculture et de Développement rural du Parlement européen et le Commissaire européen Santé Consommation, John Dalli.



José Bové (Verts/ALE), vice président de la commission de l’agriculture du Parlement européen, est intervenu sur les problèmes qu’engendrerait la possibilité pour les Etats d’autoriser, ou non, les cultures OGM sans plus aucune cohérence communautaire réelle sur le marché intérieur au niveau des échanges de produits agricoles et transformés. José Bové a estimé que : __ » Le dossier OGM ne doit pas être traité en saucissonnant les sujets, il perdrait ainsi toute cohérence globale. Il ne peut se satisfaire de propositions type « solutions techniques » ou « gentlemen agreement », de petits arrangements entre amis sous pression des lobbies. »__ John Dalli a constaté l’absence de majorité des Etats pour rejeter les propositions d’autorisation de culture, n’a pas considéré qu’il aurait été nécessaire de rouvrir le dossier pomme de terre OGM Amflora avec la nouvelle Commission et a réaffirmé le caractère légal des procédures utilisées par Mr Barroso. Alors que les demandes datant de décembre 2008 du Conseil Environnement de l’UE face aux carences des évaluations dans les différents domaines que touchent les OGM dans l’espace agricole et alimentaire n’ont pas encore réellement abouties, le Commissaire est apparu très arc-bouté sur des décisions prises, selon lui, avec rigueur et objectivité scientifique. Refusant le caractère émotionnel de l’opposition aux OGM invoqué par John Dalli, José Bové a de nouveau proposé au Commissaire la possibilité d’un travail avec des experts scientifiques indépendants dont le Commissaire a accepté le principe. José Bové affirme que : » Le débat sur les OGM doit rester transparent et ouvert. C’est pourquoi nous allons aider et suivre cette demande d’écoute constructive des experts indépendants par la Commission. »