" /> José Bové - Soutien aux salariés d’ArcelorMittal empéchés de manifester devant le Parlement Européen

Soutien aux salariés d’ArcelorMittal empéchés de manifester devant le Parlement Européen

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6 février 2013

Les salariés d’ArcelorMittal belges et français sont venus à Strasbourg aujourd’hui pour manifester contre les licenciements et la fermeture programmée de la sidérurgie européenne. Les forces de l’ordre ont bloqué de nombreux cars pour empêcher le déroulement de la manifestation. Les rares salariés qui ont pu rejoindre le lieu du rassemblement se sont heurtés à un mur de CRS. Suite aux arrestations de trois personnes, à la violence des policiers et à l’annonce de blessés, la délégation intersyndicale, qui devait rencontrer différents groupes politiques et avoir une entrevue avec le Président du Parlement M.Schulz, a quitté l’enceinte du Parlement européen accompagnés de plusieurs députés européens.



Je ne comprends pas comment le Président de la République Française, François Hollande peut faire un discours sur la solidarité européenne le mardi en session plénière et que le lendemain, les forces de l’ordre, envoyée par son ministre de l’intérieur, empêchent purement et simplement les sidérurgistes d’ArcelorMittal de manifester devant le Parlement européen.

De nombreuses personnes ont fait des centaines de kilomètres pour pouvoir rencontrer des parlementaires européens et leur faire part de leur angoisse devant le chômage. Leurs bus ont été bloqués avant qu’ils ne puissent atteindre le lieu de la manifestation. C’est tout simplement inadmissible.

Discuter avec le Président du Parlement européen pendant que ceux qui sont dehors se font matraqués par la police est impossible. Et je comprends que les représentants des syndicats aient décidés de repartir avant d’avoir renconté le Président du Parlement.

Je demande au Ministre de l’Intérieur Manuel Valls de faire libérer immédiatement les trois militants qui ont été arrêtés. Les institutions européennes sont entrain de se couper des européennes et des européens. L’Europe ne sortira pas de la crise tant que ses dirigeants continueront à écouter les agences de notation et à tourner le dos aux représentants syndicaux européens.