" /> José Bové - Kanaky : Solidarité avec l’USTKE et son Président Gérard Jodar

Kanaky : Solidarité avec l’USTKE et son Président Gérard Jodar

Thématiques > Démocratie et solidarité > Kanaky : Solidarité avec l’USTKE et son Président Gérard Jodar
21 septembre 2009

Le mercredi 16 septembre 2009, à l’initiative de José Bové, une délégation de Kanaky a rencontré une dizaine d’euro-parlementaires à Strasbourg pour dénoncer la répression syndicale dont fait l’objet l’USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités).



Gérard JODAR président de l’USTKE a été condamné en appel à une peine de 9 mois de prison pour entrave à aéronef. Diz huit autres militants syndicaux ont été condamnés à des peines de prison, certaines avec sursis. La délégation Kanak a dénoncé une criminalisation de l’action syndicale et une diabolisation de l’USTKE. La lourde condamnation dont a été frappé Gérard Jodar montre qu’il existe deux poids et deux mesures et que l’état français utilise un répression qui rappelle la justice coloniale. Les positions clairement en faveur de l’autonomie prise par l’USTKE depuis 1997 expliquent le durcissement de la répression dont sont l’objet les responsables de ce syndicat. M. George Mandaoué, responsable du Parti Travailliste, a profité de cette rencontre pour dénoncer les conditions d’incarcération en Nouvelle-Calédonie : » Dans la prison du camp est, la surpopulation dépasse 250 % et il n’est pas rare d’avoir 5 à 6 détenus par cellule. Les prisonniers sont entassés dans 11m2. Ils disposent seulement de lits à étage. Parfois ils ont une table et une chaise. Ces conditions rappellent de plus en plus celle du bagne ». M. François Karé a pour sa part expliqué la dégradation de l’environnement faite sur l’île avec la complicité des autorités françaises : « A 22 000 kilomètres de l’Europe, les décisions que vous prenez ici au Parlement de l’Union, comme Natura 2000, ne sont tout simplement pas mises en œuvre. » L’exemple de plus symptomatique étant celui de Goro Nickel qui exploite une mine dans le sud de l’ile et qui rejette ces effluents polluants à côté d’une réserve marine de première importance pour la biodiversité, reconnue comme patrimoine par l’UNESCO. A l’issue de cette rencontre, les parlementaires présents ont décidé d’interpeller Monsieur Nicolas Sarkozy pour demander la libération immédiate de M. Jodar.