" /> José Bové - Le Parlement européen soutient le droit des peuples à se nourrir

Le Parlement européen soutient le droit des peuples à se nourrir

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26 novembre 2009

La lutte contre la faim nécessite un investissement politique et financier important que la FAO n’a pas été en mesure de générer à Rome la semaine dernière. Plus d’un milliard de personnes souffrent de malnutrition et 40 millions d’enfants, de femmes et d’hommes meurent de faim chaque année. Ces chiffres dramatiques ont augmenté depuis 1996, année du premier Sommet Mondial de l’Alimentation. La crise financière et économique globale a aggravé la situation. Les populations des pays du sud sont les premières victimes.



Dans une résolution votée le 26 novembre 2009 à Bruxelles, par une majorité de 586 eurodéputés, le Parlement européen exhorte les chefs d’état à prendre la mesure de la gravité extrême de la situation. Contrairement à Mme Fisher Boel, Commissaire européenne à l’agriculture, les parlementaires n’appellent pas à la conclusion rapide des accords de Doha à l’OMC ou au développement des OGM. Le Parlement réaffirme que « la pauvreté et la dépendance à l’égard des importations de produits alimentaires constituent les grandes causes de l’insécurité alimentaire,….. et que seule une faible part de la production mondiale (…) est véritablement échangée sur les marchés internationaux » Selon José Bové, Vice Président de la Commission Agriculture et Développement du Parlement européen « le fait que le Parlement européen estime que la lutte contre la faim doit être fondée sur la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire, est une avancée majeure rendue possible par l’engagement de nombreuses organisations, dont Via campesina, contre l’ouverture des marchés agricoles et pour l’affirmation d’alternatives économiques, sociales et politiques cohérentes. » Treize ans de travail ont été nécessaires pour atteindre ce résultat encourageant. José Bové estime que « les Nations Unies et la FAO doivent prendre maintenant la main sur les questions agricoles et mettre en place une Commission Internationale sur la Souveraineté Alimentaire qui placera au cœur de sa réflexion l’ensemble des partenaires impliqués en privilégiant les organisations paysannes ».