" /> José Bové - Dalligate : le (dys)fonctionnement de l’OLAF

Dalligate : le (dys)fonctionnement de l’OLAF

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19 avril 2013

Suite au « Dalligate » – connu sous ce nom depuis le limogeage en octobre dernier du Commissaire à la santé John Dalli, suite à une supposée tentative de corruption liée à l’industrie du tabac – des éléments de plus en plus nombreux montrent que l’enquête de l’OLAF, qui a amené à la démission de Dalli, sont pour le moins douteux.



Bart Staes – Député européen du groupe de Verts et Vice Président de la Commission du Contrôle Budgétaire déclare :
« Depuis des mois nous avons demandé que la lumière soit faite sur cette affaire et sur les moyens utilisés au cours de l’enquête, mais de nombreux responsables politiques au Parlements y compris son Président semblent vouloir maintenir l’opacité. Cependant en session plénière le mercredi 17 avril, le Parlement européen en votant la décharge budgétaire de l’UE pour l’année financière 2011, a clairement exprimé sa volonté de transparence.

Et Bart Staes ajoute : « Mardi prochain, le Comité de Supervision de l’OLAF, présentera en Commission du Contrôle Budgétaire, son rapport sur le fonctionnement de l’OLAF, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur l’affaire Dalli. Le Parlement européen a déclaré dans la résolution adoptée le 17 avril qu’il a été informé par le comité de surveillance de l’OLAF des violations des droits fondamentaux commises au cours des enquêtes de l’OLAF ; est très préoccupé par les informations reçues à ce sujet et appelle à une transparence totale concernant ces incidents, indépendamment de l’identité de la ou des personnes concernées ». C’est assez clair pour moi, maintenant il s’agit de vérifier l’état de santé des valeurs démocratiques des leaders du Parlement.

José Bové, Député européen du groupe de Verts et Vice Président de la Commission Agriculture, a declaré : Les déclarations de Mme Kimberley, principale témoin à charge contre M. John Dalli, faites le 18 avril 2013 devant la Cour de justice à Malte, rapportées par la presse locale, posent de nouvelles interrogations sur les méthodes employées par l’OLAF, et le rôle particulier de son Directeurs M. Giovanni Kessler. Si l’audition de M.Denolf, Président de la Commission de Supervision de l’OLAF, lors de son audition mardi prochain dans le cadre de la COCOBU, confirme ses dérives inquiétantes, le Parlement européen devra se poser la question du remplacement des dirigeants de l’Agence Anti Fraude. Cette agence européenne se doit en effet d’être irréprochable pour remplir la mission qui est la sienne, à savoir lutter contre les malversations, s’assurer que l’argent des contribuables n’est pas détournée et s’opposer aux conflits d’intérêts et aux pressions des lobbies. »