" /> José Bové - Un réquisitoire d’un autre temps à l’encontre de José Bové

Un réquisitoire d’un autre temps à l’encontre de José Bové

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24 septembre 2009

Le Grenelle de l’Environnement et le dénonciation par le chef de l’Etat des plantes pesticides n’a pas eu lieu. Le gouvernement français n’a pas activé en janvier 2008 la clause de sauvegarde interdisant la culture de maïs OGM en France.



Preuve en est le réquisitoire d’un autre temps prononcé par l’avocat général de la cour d’appel de Bordeaux à l’encontre de José Bové : 8 mois d’emprisonnement ferme et 4 ans de privation des droits civiques, civils et familiaux. Le Monde, Article paru dans l’édition du 26.09.09. Huit mois de prison ferme et quatre ans de privation des droits civiques ont été requis à l’encontre du député européen Verts, José Bové, par le parquet général de la cour d’appel de Bordeaux, mercredi 23 septembre, pour avoir participé à une action anti-OGM en Gironde, en 2006. Le réquisitoire a surpris jusqu’à la chancellerie, qui avait pris le soin pendant l’été d’alerter le procureur général de Bordeaux sur le changement de la situation de José Bové, devenu député européen, et sur l’évolution de la politique du gouvernement en matière d’OGM, depuis le Grenelle de l’environnement. M. Bové avait été condamné en première instance, en octobre 2008 à 200 jours-amende et le parquet avait fait appel. « Le ton du réquisitoire était apaisant, contrairement celui de première instance », explique son avocat Pierre Hurmic. Mais l’avocat général a conclu en demandant la confirmation des réquisitions de première instance et donc, l’inégibilité de M. Bové.

Alain Salles