" /> José Bové - Expulsion à Nonant-le-Pin : Ségolène Royal doit s’engager pour la préservation des terres

Expulsion à Nonant-le-Pin : Ségolène Royal doit s’engager pour la préservation des terres

Thématiques > Projets inutiles > Expulsion à Nonant-le-Pin : Ségolène Royal doit s’engager pour la préservation des terres
7 octobre 2014

Depuis bientôt un an, citoyens, professionnels du cheval et de l’agriculture se battent contre le projet de centre de stockage des déchets de Nonant-le-Pin en bloquant l’entrée de la décharge. Ce matin les forces de l’ordre sont venues les déloger.

Pour Karima Delli, députée européenne EELV du Nord-Ouest Cette expulsion est une provocation. Elle relève d’une décision incompréhensible dans la mesure où nous sommes toujours en attente de décisions juridiques quant à la légalité du projet et où les preuves s’accumulent contre GDE.

Je rappelle que ce type de projet, prévu au cœur d’un espace naturel riche et sensible, est aberrant et doit être banni en France, comme en Europe. Je rappelle également que les écologistes soutiennent depuis le début les opposants à ce projet de décharge.

Je demande à Ségolène Royal d’intervenir pour stopper ce projet inutile et dangereux.

L’accaparement des terres agricoles par des entreprises pollueuses constitue une dérive intolérable de notre système de production. La qualité de l’air, de la terre et de l’eau, qui sont le gage d’un élevage sain et du bien-vivre des familles, ne peuvent être bradées au profit des exigences de rentabilité. En ce sens, la mobilisation anti-GDE est le symbole d’une résistance citoyenne pour préserver ces ressources en milieu rural, notre bien commun à tous.

Pour José Bové, venu soutenir les opposants en avril 2014 : L’expulsion n’arrêtera pas la mobilisation. Des recours juridiques persistent. Il n’est pas acceptable que ce projet s’impose au détriment de la population locale, mette en péril une économie agricole dynamique au bénéfice d’un industriel magouilleur et peu scrupuleux.

Ce projet est légitimement remis en cause. La vocation agricoles de ces terres doit être préservées, l’élevage de chevaux de course réputés ne peut être sacrifié au bénéfice d’une quelconque industrie polluante.