" /> José Bové - Décembre : Cameroun, défendons la souveraineté alimentaire !

Décembre : Cameroun, défendons la souveraineté alimentaire !

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19 novembre 2010

José Bové sera au Cameroun pendant une semaine au côtés de son compagnon, Bernard N’Jonga pour la première foire agricole du pays depuis 1988. Organisé par l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC), cette foire est une nouvelle occasion pour les paysans Camerounais de défendre leur droit à la souveraineté alimentaire.



« Quand on s’imagine que des 550 milliards il y a pour près de 120 milliards de riz, 120 milliards de poissons et 120 milliards de blé et autres pâtes alimentaires au Cameroun, le tort que ces importations font aux productions locales devient poignant, ce d’autant plus que nous avons des possibilités de produire ces denrées. Non seulement ces importations nous privent de devises qu’on aurait mieux fait d’injecter dans la production et nous privent de marchés – puisqu’on sait que pour produire il faut d’abord vendre- mais aussi, elles font du dumping et une concurrence déloyale à nos productions sur les marchés. »

Bernard Njonga est membre de la Via Campesina, altermondialiste de la première heure. Surnommé « le José Bové de l’Afrique » par la presse, il est l’homme qui a dénoncé l’invasion du poulet congelé de mauvaise qualité dans les marchés et les plats des consommateurs Camerounais. Pendant des mois et malgré d’intenses pressions, il est celui grâce à qui les producteurs locaux de poulet au Cameroun recommencent à espérer des lendemains prospères. En 2008, il avait dénoncé avec l’ACDIC dont il est président les détournements de soixante tracteurs offerts gracieusement au Cameroun par le gouvernement indien. Ces engins avaient alors pris d’autres directions autres que celles qui avaient été indiquées à savoir, aider les producteurs à expérimenter la puissance de ces engins sur le sol camerounais. Lesdits engins s’étaient plutôt retrouvés enfoui dans certains garages appartenant aux élites de la région du Sud après avoir acquis ces engins au franc symbolique.