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UN AUTRE VIGNERON POURSUIVI : LE BON SENS DE NOUVEAU INQUIÉTÉ PAR LA JUSTICE

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30 avril 2015

Thibault Liger-Belair, vigneron bio de Bourgogne, viticulteur de Nuits-Saint-Georges et de Moulin-à-Vent, est convoqué le 19 mai prochain devant le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône, pour « refus d’effectuer les mesures de protection des végétaux ». Son véritable tort ? Comme son confrère Emmanuel Giboulot, autre vigneron bio, c’est d’avoir refusé de traiter sa vigne avec des insecticides contre la flavescence dorée.

Malgré la relaxe en décembre dernier d’Emmanuel Giboulot par la Cour d’appel de Dijon pour un cas tout à fait similaire à celui de Thibault Liger-Belai, la préfecture de Saône-et-Loire suivie par la justice persiste et signe dans son acharnement contre les vignerons qui refusent de balancer des pesticides sur leurs vignes pour des risques totalement hypothétiques de présence de maladie (la flavescence dorée). Monsieur Liger-Belair est parti du principe fondamental que tout traitement non nécessaire, en plus d’être polluant, doit être évité, et c’est donc le bon sens qui est de nouveau inquiété par la justice.

Tandis qu’un certain nombre de gros pollueurs, je pense aux grandes entreprises de l’agro-alimentaire notamment, détruisent tranquillement l’environnement dans notre pays soi-disant au nom de la croissance et de l’emploi, des professionnels respectueux et de leur métier et de leur environnement se voient eux poursuivis. On continue de marcher sur la tête. Une seule solution raisonnable dans le cas Thibault Liger-Belair, comme pour Emmanuel Giboulot, la relaxe.