" /> José Bové - Xylella Fastidiosa :Et pendant ce temps-là, la peste végétale continue à avancer !

Xylella Fastidiosa :Et pendant ce temps-là, la peste végétale continue à avancer !

Thématiques > Agriculture > Xylella Fastidiosa :Et pendant ce temps-là, la peste végétale continue à avancer !
13 janvier 2017

Xylella fastidiosa, la bactérie apparue il y a un peu plus de trois ans dans les Pouilles, à l’extrême pointe de l’Italie, continue de faire des ravages. Elle détruit les oliviers, qu’ils viennent d’être plantés ou qu’ils aient plus de mille an d’âge, qu’ils soient aspergés ou non par des pesticides. Les hectares d’arbres desséchés succèdent aux hectares d’arbres squelettiques. Aucun traitement chimique ou biologique ne permet de freiner ou de se prémunir contre sa propagation. Les paysans, au début combattifs, finissent par baisser les bras.

Le mal avance. Il saute d’une région à l’autre (Xylella est autour de Brindisi), et d’un pays à l’autre. Elle a été retrouvé en France, (d’abord en Corse puis autour de Menton et vers Nice). Enfin, elle a été détectée il y a à peine deux mois aux Baléares, à Majorque et à Ibiza. A ce rythme elle arrivera bientôt dans la péninsule ibérique.

Il a fallu quelque temps à la Commission européenne pour prendre la mesure des enjeux mais en juillet 2015, elle a exigé, en vain, la mise en quarantaine totale de la Province de Lecce en Italie. Les autorités locales n’ont pas voulu prendre des mesures indispensables qui font, je le reconnais, mal au cœur, comme la destruction de tous les végétaux autour des arbres atteints. Du fait de cette passivité et cette absence de courage pour réagir à l’urgence et la réalité du danger et mettre en place des mesures pour le ralentir, l’ensemble du bassin méditerranéen est en danger.

La Commission européenne doit coordonner les efforts des gouvernements italiens, français, espagnols pour collaborer avec les autorités marocaines, algériennes et tunisiennes, afin que toutes les mesures nécessaires soient prises afin d’empêcher l’arrivée en Afrique de cette bactérie qui détruit plus de 300 variétés végétales (parmi lesquelles, l’olive, le blé, la vigne…).
Xyllela Fastidiosa dépasse les frontières et nous avons du mal à évaluer les dégâts potentiels. Il est des crises que les nationalismes étriqués ne feront pas disparaitre.