" /> José Bové - Yes, we CAP !

Yes, we CAP !

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3 juin 2011

La Commission de l’Agriculture et du Développement Rural du Parlement européen s’est prononcée sur les propositions du Commissaire européen Dacian Ciolos pour la réforme de la PAC après 2013 en votant le rapport d’initiative d’Albert Dess, député PPE.



Par ce vote, la commission de l’agriculture du Parlement européen vient de lancer plusieurs signaux importants comme par exemple, la volonté de réformer la politique des aides par une redistribution plus équitable entre pays et paysans, en particulier en utilisant une dégressivité des montants attribués liée à l’emploi et à l’environnement.
Les députés se prononcent pour le maintien de subventions européennes au revenu, mais ils font un pas supplémentaire en demandant que les prix payés aux producteurs soient supérieurs aux couts de production. Ils réitèrent leur souhait de voir se mettre en place un système efficace de lutte contre la volatilité des prix des matières premières et la spéculation.

Un soutien spécifique aux petites fermes est inscrit comme une priorité politique de développement fort des territoires ruraux en synergie avec les autres politiques régionales et de cohésion. Une intention forte de faire en sorte que les accords avec les pays du Sud soient plus justes est aussi affirmée par la commission de l’agriculture du Parlement européen.

Les réponses aux effets du changement climatique, à la préservation de la biodiversité cultivée, des sols et de l’eau, sont au rendez-vous du rapport Dess avec la place donnée aux prairies permanentes et aux protéines dans les rotations de cultures pour plus d’autonomie des éleveurs. Tous ces éléments sont satisfaisants et doivent être des points d’appui pour les mesures législatives à venir de la Commission européenne.

Toutefois, ces orientations intéressantes destinées à modifier durablement les modes de productions agricoles en Europe ne doivent pas être notablement affaiblies dans la future application concrète. En effet, l’ensemble des propositions en faveur d’une agriculture appuyée sur des mesures agronomiques et écologiques de nature à modifier à terme les impacts négatifs des modes de production industrielle n’a pas été totalement retenue. A ce niveau, la commission de l’agriculture du Parlement européen n’a pas eu le courage politique d’affirmer plus fermement des solutions simples et pragmatiques que l’urgence rend plus que jamais nécessaires.

Nous attendons maintenant que le Commissaire D.Ciolos fasse des propositions législatives concrètes qui permettent de construire une PAC au service des paysans, des consommateurs et des territoires.