" /> José Bové - Viande de boeuf : la pierre d’achoppement du commerce international

Viande de boeuf : la pierre d’achoppement du commerce international

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3 septembre 2018

L’Union européenne refuse depuis 1989 d’importer de la viande bovine provenant d’animaux ayant été dopés aux hormones. L’Union européenne a négocié en 2009 un accord avec Washington pour mettre un terme à la guerre du bœuf aux hormones.

Elle a ouvert un quota de 45000 tonnes aux importations de viande bovine non hormonée pour mettre un terme à un conflit qui remonte aux années 1980. Ce mauvais deal, finalisé en 2009, n’a pas réglé la question. Les USA ont été doublés par l’Argentine ou le Brésil où la production d’un kilo de côte de bœuf est encore moins chère qu’au Texas ou au Nebraska.

Je ne vois pas comment le Commissaire à l’Agriculture Phil Hogan parviendra à convaincre les pays du Mercosur qu’ils doivent autolimiter leurs envois de viande de bœuf en Europe pour faire plaisir à Donald Trump et à Jean-Claude Juncker. Depuis des mois, la viande de bœuf constitue la pierre d’achoppement dans les négociations qu’il mène avec les pays d’Amérique du sud.
Nous devons arrêter de signer des accords de libre-échange englobant les produits agricoles. Faire traverser les océans à des centaines de milliers de tonnes de viande de bœuf que nous savons produire dans le Cantal ou en Irlande est une stupidité.

L’idéologie du libéralisme était économiquement et socialement dangereuse. Elle devient criminelle à l’heure ou la lutte contre le réchauffement climatique doit être la priorité des priorités.