" /> José Bové - Impact de l’embargo russe sur l’agriculture européenne

Impact de l’embargo russe sur l’agriculture européenne

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18 septembre 2014

Depuis le 7 août, la Russie a imposé un embargo sur les fruits, légumes, viandes, poissons, lait et produits laitiers en provenance de l’UE, des Etats-Unis, de l’Australie, du Canada et de la Norvège, suite aux sanctions économiques de ces mêmes pays face à l’annexion de la Crimée par la Russie puis son implication dans les affrontements qui se déroulent dans la partie orientale de l’Ukraine.

Les produits importés en Russie représentent 30 % de la consommation de porc, de poisson ou de fruits. Les prix pour les consommateurs russes sont montés en flèche et le marché noir va bon train tandis que des compagnies commerciales européennes multiplient les actions pour contourner l’embargo en faisant ré-étiqueter leurs produits dans des pays qui ne sont pas mis à l’index par le président Poutine. En effet, le marché russe représente quelques 10 milliards d’euros par an pour les producteurs européens. Les pays de l’est de l’UE sont les plus durement touchés.

La Commission Européenne a débloqué 32,7 millions d’euros pour les producteurs de pêches et nectarines, 125 millions pour les producteurs d’autres fruits et légumes périssables, et vient d’étendre cette aide au secteur laitier pour 10 à 20 millions d’euros (lait écrémé en poudre, beurre et certains fromages). Au total, les 177,7 millions d’euros mobilisés ne représentent qu’une goutte d’eau par rapport aux pertes subies par les producteurs européens.

Les agriculteurs européens touchés par les effets de l’embargo. De nombreuses petites exploitations en Pologne ou en Lituanie risquent de ne pas s’en relever. La solidarité européenne doit jouer ici et les aides doivent être réparties équitablement afin que les pays les plus durement frappés comme la Pologne, la Lituanie mais aussi l’Allemagne ou les Pays Bas soient compensés proportionnellement aux pertes réellement subies.