" /> José Bové - Facebook, Google et leurs alliés mettent la pression sur le Parlement européen pour stopper la directive Copyright.

Facebook, Google et leurs alliés mettent la pression sur le Parlement européen pour stopper la directive Copyright.

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28 juin 2018

Le Parlement Européen doit statuer, le 4 juillet prochain, sur le projet de directive Copyright. Elle vise à adapter les règles de droit d’auteur à l’ère du numérique.

Depuis plusieurs jours, les députés européens subissent une vaste campagne de spams, les exhortant à voter contre deux articles de cette directive, les articles 11 et 13.

L’article 11 permet la création de « droits voisins » qui imposeront aux grandes entreprises telles que Google et Facebook de payer des droits négociés avec les éditeurs de presse quand leurs contenus sont relayés sur les plateformes sociales actives. L’article 13 vise à renforcer les auteurs et créateurs afin qu’ils puissent vivre de leur travail et de leur activité.

Je dénonce une campagne de lobbying visant les parlementaires européens et une campagne de désinformation des usagers du net qui nuit à la démocratie.

Cette campagne est orchestrée par Google, Facebook et leurs alliés qui se cachent, entre autre, derrière des associations telles que CCIA, C4C et OpenMedia. Le tout est piloté et coordonné par une agence de relations publiques, N-Square.eu qui compte parmi ses principaux clients Google et Netflix. Google reconnait avoir dépensé 5,5 millions pour faire du lobbying en Europe en 2017.

Grâce à une désinformation massive, ces multinationales font croire que la Commission européenne veut instaurer une censure des contenus, alors qu’elle cherche à contraindre les poids lourds du net à reverser une partie des gigantesques profits qu’ils font, aux créateur, qu’ils soient musiciens, documentaristes, éditeurs, producteurs.

Le cynisme des GAFA n’a pas de limite. Ils se posent en défenseur des libertés fondamentales des citoyens européens alors qu’ils ne se battent que pour leurs intérêts financiers. Facebook a engrangé plus de 15 milliards de bénéfices en 2017.

Je suis inquiet de constater que pour de nombreux citoyens et élus Facebook, Google, Twitter ou YouTube sont maintenant considérés comme étant l’espace public et qu’il est nécessaire de les protéger. Faut-il rappeler l’intrusion de Facebook dans des campagnes électorales récentes ? Cette confusion est dangereuse pour nos démocratie.

Je voterai donc le 4 juillet pour confirmer le mandat qui a été donné par la Commission JURI au Rapporteur Mr Voos (PPE) pour entamer le trilogue avec le Conseil.