" /> José Bové - Accord de libre échange EU Canada – il n’est pas trop tard pour éviter la catastrophe !

Accord de libre échange EU Canada – il n’est pas trop tard pour éviter la catastrophe !

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26 septembre 2014

Le Président de la Commission européenne, M. Barroso, est aujourd’hui à Ottawa pour la finalisation de l’accord de libre échange entre l’Union Européenne et le Canada. Malgré le battage médiatique des services de la Commission, il ne s’agit nullement de la ratification définitive mais de la conclusion de la phase de négociation.

M. Barroso s’est rendu à Ottawa pour finaliser la phase de négociation d’un accord désastreux pour les agriculteurs et pour la démocratie. L’accord avec le Canada préfigure les contours de celui que les services de la Commission Européenne négocient actuellement avec les USA.

En accordant aux industriels canadiens de la viande, un quota d’exportation de 50 000 tonnes de viande de bœuf et un quota de 80 000 tonnes de viandes de porc, il place de nombreux éleveurs européens dans une situation de crise permanente et entraine la faillite de milliers d’autres. Vu l’ampleur des concessions faites au Canada, les Etats-Unis pourraient se voir octroyer un quota d’exportation de près de 300 000 tonnes de viande de bœuf, soit l’équivalent d’un quart de la production française actuelle. De quoi mettre définitivement à genoux l’élevage bovin européen à l’herbe.

Pour couronner le tout M. Barroso cède aux multinationales en acceptant la mise en place de tribunaux arbitraux (ISDS) chargés de protéger leurs intérêts financiers et d’empêcher toutes nouvelles avancées sociales ou environnementales.

Heureusement, bien des étapes restent à franchir avant que ce scénario catastrophe ne soit mis en œuvre. Le texte doit être validé par les chefs d’état et de gouvernement, sous pression de la population depuis de nombreux mois, puis ratifié par le Parlement Européen. De plus, personne à l’heure actuelle n’est en mesure de dire s’il ne devra pas être voté par les Parlements des 28 états membres.

La mobilisation contre le TTIP et contre le CETA doit s’amplifier pour que Jean-Claude Junker, le prochain Président de la Commission Européenne, redresse la barre et comprenne que les politiques européennes ne peuvent pas tout sacrifier aux multinationales des services.