" /> José Bové - TAFTA Accord EU USA : Socialistes et conservateurs, idiots utiles des multinationales

TAFTA Accord EU USA : Socialistes et conservateurs, idiots utiles des multinationales

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28 mai 2015

Aux États-Unis la pression monte. Les yeux fixés sur les élections présidentielles de 2016, plus personne, à part la garde rapprochée du Président Obama, ne soutient l’Accord de Libre-échange avec l’Europe. La majorité des Sénateurs et des Représentants donnent de la voix pour dire qu’ils ont plus à perdre qu’à gagner au cours de ces discussions.

Les entreprises européennes des services, sont en effet particulièrement agressives, et veulent faire sauter des lois qui réservent les appels d’offre des collectivités locales (de la ville, à l’état fédéral) aux entreprises américaines. L’Union européenne au lieu de détruire ce système, serait mieux inspirée de mettre en place une législation similaire qui favorise le maintien des emplois locaux. Plus de 2000 organisations de la société civile américaine, allant des associations de défense de l’environnement aux syndicats de salariés, ont signé une pétition pour restreindre les capacités de négociation de l’Administration Obama. La Maison Blanche est encerclée.

De notre côté de l’Atlantique, les Députés européens sont moins à l’écoute de leurs concitoyens. La Commission du Commerce International vient de voter une Recommandation demandant à Juncker de continuer les discussions. Ce résultat a été obtenu grâce à une alliance entre les députés socialistes, conservateurs et les libéraux.

Ce vote doit encore être confirmé en plénière à Strasbourg le 10 juin prochain et je voterai bien entendu contre, comme je l’ai fait en Commission de l’Agriculture, pour de très nombreuses raisons dont je ne citerai que les suivantes :

Les citoyens européens devraient faire toutes ces concessions pour un gain potentiel qui pourrait atteindre en 2027 la somme de 30 euros par an et par personne. (Etude réalisée par les services économiques de la Commission européenne.)

Dans ces conditions, il n’y a qu’une solution voter NON à cet accord qui s’écrit avec et pour des entreprises globales.

Jusqu’au 10 juin, je vous invite donc à demander à vos représentants au Parlement s’ils sont prêts à livrer les clés de la démocratie sans état d’âme.