" /> José Bové - Agriculture et alimentation au cœur des discussions au Parlement Européen

Agriculture et alimentation au cœur des discussions au Parlement Européen

Thématiques > Agriculture > PAC > Agriculture et alimentation au cœur des discussions au Parlement Européen
9 juillet 2010

Le Parlement européen vient d’adopter un rapport d’initiative sur la PAC après 2013 (Rapport Lyon). Il dessine quelques orientations pour une nouvelle PAC dont la volonté d’un retour à une prime unique pourrait vraisemblablement être liée à l’hectare.



Le rapport ne prend pas assez en compte l’emploi et ne retient pas assez clairement la nécessité d’une maîtrise des volumes de produits agricoles mis en marché et reste trop attaché à l’arbitrage des marchés. « Pour que l’Europe reconquiert des marges d’autonomie et sauvegarde à la fois sa souveraineté et sa sécurité alimentaire » déclare José Bové, vice-Président de la Commission de l’Agriculture et du Développement du Parlement européen « il faudra plus de volonté politique pour s’engager véritablement sur un triple objectif économique, social et écologique de transformation d’une agriculture et d’une alimentation tournant le dos aux pratiques productivistes et agro-industrielles. Un revenu équitable des paysans et un budget agricole maintenu au niveau nécessaire sont à ce prix pour être légitimés par les consommateurs citoyens ». Interpellant le Commissaire au Commerce International sur le rejet quasi unanime par le Parlement de la réouverture des négociations UE-Mercosur au cours d’une question orale en séance plénière, il ajoute : » Une nouvelle ouverture de notre marché se fera aux dépens des éleveurs et des zones défavorisées européennes sans aucune garantie de respect des normes sanitaires et sociales. Nous ne pouvons pas l’accepter.Une nouvelle fois la Commission européenne brade son agriculture et ses paysans pour obtenir des contreparties aléatoires pour des entreprises de services. Ces concessions ne serviront pas les familles paysannes du MERCOSUR mais les intérêts des groupes agro-industriels. Pour s’en persuader, il suffit de lire le rapport du Groupe TYSON, société américaine, poids lourd du marché international de la viande qui annonce avoir investi au Brésil pour, je cite « utiliser ce pays comme plate-forme d’exportation vers l’Europe ». Monsieur le Commissaire nous n’avons pas besoin de plus de libre marché pour quelques uns mais de plus de coopération pour tous. »