" /> José Bové - L’EFSA, une agence qui doit enfin répondre aux attentes des citoyens

L’EFSA, une agence qui doit enfin répondre aux attentes des citoyens

Thématiques > Agriculture > OGM > L’EFSA, une agence qui doit enfin répondre aux attentes des citoyens
13 novembre 2012

José BOVE, vice président de la commission de l’agriculture du Parlement européen participera à une conférence organisée à l’occasion du 10e anniversaire de la législation alimentaire générale et de la création de l’EFSA (Parme (Italie), mardi 13 novembre 2012, de 9 heures à 18 heures). La veille, lundi 12 novembre, il interviendra dans une conférence – également à Parme – organisée par des Organisations de la Société Civile.



Ces deux événements permettront à l’eurodéputé du Groupe des Verts/ALE de donner son point de vue critique sur les défis à relever à l’avenir en matière de sécurité alimentaire.

En préalable à cette conférence, José BOVE a déclaré :

J’ai répondu favorablement à l’invitation de l’EFSA le 13 novembre comme à celle des organisations de la société civile le 12 novembre, car je suis persuadé que, plus que jamais nous avons besoin d’une agence de contrôle forte et indépendante pour assurer la sécurité alimentaire de 500 millions de personnes. Avec un budget de 80 millions d’euros, (40 centimes par an et par européen), l’EFSA n’est tout simplement pas en mesure de répondre à l’ensemble des attentes des citoyens.

Les politiques de recherche subventionnées par l’Union européenne font la part belle aux bio-nanotechnologies en privilégiant les partenariats public-privé sans jamais se poser la question de l’utilité de ces nouvelles technologies. La Commission européenne doit dans le même temps soutenir l’EFSA dans sa mission de service public pour que cette agence soit capable d’évaluer l’impact réel des ces nouvelles technologies sur la santé ainsi que sur l’environnement de manière indépendante.

Enfin, les Commissaires européens et les chefs de gouvernement doivent arrêter de se protéger derrière une expertise scientifique soit disant indépendante, pour entériner des technologies, comme les OGM que l’écrasante majorité des européens refusent de retrouver dans leur assiette. Dans une démocratie, ce sont les élus qui décident et non pas les experts !