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Autorisations d’OGM : Les parlementaires européens mettent le holà

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18 décembre 2013

La commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire du Parlement européen s’est prononcée aujourd’hui sur la décision de la Commission européenne de proposer aux États membres la mise en culture du maïs OGM (TC 1507) développé par la multinationale américaine Pioneer. Une large majorité de parlementaires (34 contre 15) s’est opposée à la proposition que l’exécutif européen entend soumettre aux États membres début 2014.



Pour Sandrine BELIER, députée européenne Verte et membre de la Commission Environnement :

« Alors que la Cour de Justice européenne vient de désavouer la décision de la Commission d’autoriser la culture de la pomme de terre Amflora, le signal envoyé est fort. Les députés européens viennent mettre le holà à la spirale infernale dans laquelle la Commission entraine l’UE. Elle doit cesser de tenter par tous les moyens d’imposer des choix qui semblent dictés par d’autres intérêts que ceux des consommateurs européens. Les députés européens expriment le malaise d’une immense majorité de citoyens face aux OGM. La preuve de l’innocuité des OGM reste à faire et est contestée par de nombreux scientifiques (REF ENSSER – voir lien ci-dessous) alors que les impacts environnementaux et sociaux de leur culture sont de plus en plus visibles. Il est irresponsable de les autoriser. »

Pour José BOVE, député européen Vert et vice-Président de la Commission Agriculture :

« Même le Conseil européen des ministres de l’environnement avait demandé en 2008 que soit profondément amélioré le système européen d’évaluation des risques mais la Commission n’a guère avancé sur ces points majeurs et essaie de passer en force pour autoriser de nouveaux OGM. Les gouvernements européens doivent impérativement rendre public le contenu de la procédure écrite sur laquelle ils sont amenés à se prononcer. Par ailleurs, il appartiendra à l’ensemble du Parlement de confirmer le vote de la Commission Environnement qui vient défendre aujourd’hui les droits des consommateurs et des paysans. José Manuel Barroso doit faire comprendre à ses homologues américains que les paysans et consommateurs européens refusent de se faire imposer leur alimentation par les multinationales. »