" /> José Bové - Enseignement public : des moyens pour l’Occitan !

Enseignement public : des moyens pour l’Occitan !

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14 février 2019

Je déplore la régression majeure que va connaitre l’enseignement de l’occitan à la rentrée prochaine dans l’Académie de Toulouse. Et je soutiens donc les actions du Centre Régional de l’Enseignement de l’Occitan (CREO), de la Fédération des Enseignants de Langue occitane et Culture d’Oc (FELCO), du congrès, des calandretas et plus largement les associations occitanes de toute la région qui protestent légitimement contre ces mesures.

La suppression de la dotation spécifique pour l’enseignement de l’occitan, ainsi que la marginalisation et la dévalorisation de l’occitan dans la réforme du lycée constituent des atteintes intolérables à diversité culturelle et linguistique et leur enseignement.

Cette décision vient à rebours de l’engagement de l’État et des collectivités locales, en 2017, lors de la signature convention "pour le développement et la structuration de l’enseignement contribuant à la transmission de l’occitan dans les académies de Bordeaux, Limoges, Montpellier, Poitiers et Toulouse", qui consacrait la langue occitane comme un bien commun à sauvegarder. Elle vient même à rebours des engagements du Premier Ministre puisque l’un des dix-huit engagements du pacte d’accessibilité pour la Bretagne qu’Edouard Philippe a signé à Rennes prévoit un plus grand soutien aux écoles en langue bretonne.

Je regrette que la France reste la mauvaise élève de l’Europe en matière de préservation de son patrimoine linguistique et culturel. Elle n’a toujours pas ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, contrairement à tous les nouveaux pays entrants dans notre communauté. Elle devrait au contraire s’enorgueillir de sa richesse et de sa biodiversité linguistique.

J’ai interpellé le Ministre de l’Education Nationale et la rectrice de l’Académie de Toulouse afin qu’ils rendent à l’occitan sa place légitime au sein de l’école publique en remettant en place une dotation fléchée et sécurisée pour son enseignement, et en mettant en œuvre la convention signée en 2017.