" /> José Bové - Barroso doit réhabiliter John Dalli

Barroso doit réhabiliter John Dalli

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14 juin 2013

Les eurodéputées Bart Staes et José Bové réagissent aujourd’hui à la publication par Malta Today des déclarations du Commissaire de Police Maltais, Peter Paul Zammit, sur l’abandon des poursuites envers John Dalli : l’absence de preuve ne permettent ni de poursuivre ni d’accuser encore l’ancien commissaire européen Santé-Consommation, John Dalli, dans l’affaire dite du « Dalligate ».



José Bové déclare :

 » Je suis satisafait pour M. Dallli et sa famille, pour qui les derniers mois ont été un cauchemar. C’est aussi une bonne nouvelle pour Malte, dont l’image a été endommagée dans cette affaire.

Je ne suis pas surpris de cette décision des autorités judiciaire de Malte de suspendre les poursuites envers John Dalli. Les différents documents de l’OLAF, comme révélés par les médias, montre que cette enquête a été conduite uniquement à charge et non à décharge. Pas un seul fait ne justifie la décision de limoger Dalli en octobre 2012.

De même, le comité de surveillance de l’OLAF a été particulièrement critique la semaine dernière, pendant une réunion au Parlement Européen. Un membre du Comité de Surveillance, la juge Pignon, a clairement expliqué à plusieurs reprises au cours de cette réunion, que les droits fondamentaux des personnes impliquées dans cette affaire avaient été malmenés. La participation directe à l’enquête de M. Kessler, le directeur-général de l’OLAF, rend sa position intenable. La Commission Européenne doit rapidement en tirer les conclusions et proposer une solution pour le poste de directeur-général.

En prenant une décision précipitée, sans vérifier le respect des aspects légaux de l’enquête de l’OLAF, M. José Manuel Barroso a clairement failli à sa mission. Il devra expliquer au Parlement Européen les raisons qui ont motivé son action et si il porte un quelconque intérêt à la réputation des institutions européennes, il devra avoir le courage politique d’en supporter les conséquences. »

Bart Staes explique quant à lui que :

 » Cette information sur la décision des autorités judiciaires de Malte montre qu’après avoir examiné le cas, elles sont arrivées aux même conclusions que mon collègue José Bové et moi-même il y a quelques mois. Nous en sommes arrivés à cette conclusion après avoir étudié le rapport de l’OLAF, le rapport du comité de supervision et après avoir mené nos propres investigations.

Nous pouvons maintenant clairement affirmer que Dalli a été évincé à la hâte et de façon injustifiée par José Manuel Barroso. Si M. Barroso a une once de décence et de moralité, il doit inviter M. Dalli au plus tôt dans son bureau, lui offrir un thé ou un café, lui présenter ses excuses et discuter avec lui de la façon dont la Commission Européenne peut restaurer son intégrité professionnelle.

En même temps, M. Barroso doit, comme nous le lui avons déjà demandé deux fois déjà, démissionné M. Kessler de son poste de directeur général de l’OLAF et demander une enquête indépendante et officielle qui devra expliquer pourquoi les enquêtes de l’OLAF sur le Dalligate ont été menée en dépit du bon sens et pourquoi toute cette affaire a été réglée avec une si étonnante rapidité. »