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Les ministres de l’agriculture doivent repenser l’avenir agricole

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30 novembre 2010

Le Commissaire européen, Dacian Ciolos présente aujourd’hui la communication de la Commission européenne sur la réforme de la PAC.



La politique agricole est le seul véritable levier permettant d’influencer en profondeur la vie des habitants des zones rurales et l’alimentation de 500 millions de personnes.En donnant une place importante à l’emploi agricole, au développement rural et au marchés locaux, M. Ciolos ouvre la possibilité d’une véritable évolution répondant aux attentes des ses concitoyens : environnement protégé, zones rurales dynamiques, activités réparties sur l’ensemble des territoires. La Communication de la Commission européenne aborde également l’épineuse question de la répartition des fonds budgétaires entre les différents Etats membres et, au sein de ces Etats, en proposant un plafonnement des aides et un accompagnement spécifique pour les petites fermes. Certains états, comme la France et l’Allemagne, entendent peser sur la Commission européenne pour préserver un statu quo favorables à leurs agri-managers et souhaitent poursuivre une politique de compétitivité permettant à leurs entreprises agro-alimentaires d’être présentes sur les marchés mondiaux. Ces deux directions ne sont guère compatibles. L’Europe va de crises financières en crises financières. Elle renfloue les banques, elle soutient à bout de bras des fonds financiers qui ont joué avec le feu. Une vision politique sur le long terme est plus utile que l’utilisation de canadairs dans la précipitation, pour étouffer la crise du lait, puis celle de la viande ou de la spéculation sur les matières premières agricoles. Les ministres de l’agriculture doivent repenser l’avenir agricole de l’Union européenne pour garantir sa souveraineté alimentaire et relancer les productions locales. Les ministres de l’agriculture allemand et français, Mme Aigner et M. Lemaire, ne doivent pas s’arcbouter pour préserver les intérêts de leurs agro-industries. Ils doivent au contraire saisir la perche qui leur est tendue et participer à la construction d’un avenir européen collectif pour préserver l’emploi, l’environnement et renforcer la cohésion entre les états membres. Plus encore que d’agriculture, le sujet est la nature de L’Europe que nous voulons construire.