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L’Europe, champ des luttes citoyennes – Déclaration de candidature pour la Primaire Citoyenne des Écologistes Européens

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1er septembre 2013

Ce printemps 2013, à Madrid, la famille écologiste européenne a formellement décidé d’organiser une grande primaire, ouverte à tous les citoyens européens âgés d’au moins 16 ans qui se sentent concernés par les valeurs et les combats écologistes. L’objectif est de désigner les deux personnalités qui seront investies de la délicate mission d’incarner ces valeurs et de porter les propositions qu’elles inspirent, au cœur du débat européen. En outre sans illusion aucune sur le rapport des forces politiques à l’échelle continentale, ces deux figures seront néanmoins les candidats écologistes pour présider la prochaine Commission européenne.



Avec cette initiative audacieuse et pionnière au niveau européen, les écolos font une fois encore preuve de leur imagination politique et de leur volonté de mener « la bataille des pratiques » pour faire évoluer nos démocraties un peu fatiguées. Inspirée par le Pacte démocratique de l’euro-député portugais Rui Tavares (Verts-Ale), cette proposition a d’ores et déjà modifié les comportements des autres familles politiques, qui ont toutes annoncé qu’elles présenteraient leur propre candidat à la Commission européenne.

Ainsi devrions-nous échapper en 2014 aux tractations diplomatiques et marchandages de couloir entre États pour désigner le ou la Président-e de l’exécutif européen. Mais surtout, on pourra enfin avoir des débats de fond sur les grandes orientations qui doivent inspirer les politiques européennes des prochaines années, entre nationalismes bornés, libéraux-conservateurs, sociaux-démocrates-conservateurs et alternatives écologistes.

C’est une occasion historique d’impliquer réellement les Européens dans la définition de leur Europe. C’est une étape majeure sur le chemin compliqué et lent de la construction d’une Europe politique, responsabilisée malgré ses réflexes technocratiques, légitimée malgré les réticences des États et mobilisée malgré le scepticisme croissant des citoyens. Si nous avons besoin d’une Europe politique légitime et démocratique, ce n’est pas seulement pour sauver des tentations nationalistes le projet magnifique d’un espace de paix, liberté et prospérité partagées, construit sur le dépassement des horreurs historiques d’un continent divisé et belliqueux. C’est parce que nous avons besoin plus que jamais d’une Europe qui agisse, d’une puissance publique continentale, capable d’impulser les réponses politiques indispensables aux crises qui bouleversent les équilibres de nos sociétés.

Et la seule action qui compte, c’est celle qui renoue avec l’espérance. Alors que des sociétés entières sont au bord de l’effondrement, surtout à la périphérie, alors que le chômage augmente partout dans l’UE, spécialement chez les jeunes,alors que les finances publiques sont sous pression croissante, un sentiment accru de désespoir et de peur du lendemain envahit une majorité des citoyens européens.

La domestication des marchés financiers, l’engagement de la transition énergétique et la lutte contre le dérèglement climatique, la défense intransigeante de nos libertés, la transformation de nos systèmes agricoles et la mise en œuvre d’une réelle solidarité entre les Européens – ces chantiers sont prioritaires pour la reconquête de leur souveraineté par les citoyens, c’est ça notre « Europe fédérale ».

Du climat au nucléaire, du développement aux biens communs, de la pauvreté à l’éducation, des droits de l’homme à ceux de la nature, les défis du siècle sont planétaires – et nul Etat-nation même au glorieux passé n’a les moyens d’y répondre seul. Le cirque des sommets à Bruxelles ou ailleurs, où se pressent des gouvernants dépassés, prisonniers de leurs myopies nationales, ne nous fait plus rire. Ce « système intergouvernemental » dans lequel s’agitent la Commission Barroso et les Etats-membres depuis trop longtemps n’est que la mise en scène de leur impuissance face aux crises cumulées et de leur complicité avec les forces coalisées des groupes d’intérêts.

Il est urgent de remettre « l’intérêt général » au cœur des politiques européennes. Nous sommes à l’heure des choix. On peut choisir de conserver un modèle essoufflé fondé sur la croissance et la défense des intérêts privés ; on peut laisser libre cours aux ressentiments nationaux et souverainistes porteurs de la division historique de l’Europe. Mais notre responsabilité à nous, écologistes européens, est d’offrir aux citoyens une alternative en rupture avec ces choix du passé.
Firmes multinationales, paradis fiscaux, marchés financiers, triades maffieuses,… quand les pouvoirs réels se jouent des frontières, il est nécessaire de se hisser à leur niveau et de construire par la mobilisation de contre-pouvoirs transnationaux. Syndicats, forces politiques, associations, réseaux citoyens : l’horizon des luttes et les leviers de la transformation de nos sociétés se trouvent aujourd’hui bien au-delà des frontières nationales.

Mais sous la pression des crises, nos sociétés se replient sur elles-mêmes et se défient de tout élément étranger. Ce populisme se déchaine à droite comme à gauche, car les temps difficiles dressent les peuples les uns contre les autres. Et on a vu resurgir dans le débat allemand ou dans les journaux grecs des stéréotypes inquiétants.

C’est dans la vitalité du mouvement écologiste européen que nous trouverons les ressources pour combattre la résurgence du côté obscur de l’Europe. Dans l’élaboration d’une démocratie transnationale qui sache transcender les réflexes acquis de nos cultures politiques nationales pour retrouver ce qui nous rassemble.

Voilà l’esprit du projet européen qui m’anime, et que je serai honoré de porter dans le débat public si les écologistes européens m’accordent leur confiance. Ces primaires ne sont qu’un jalon modeste sur le chemin de la démocratie européenne. Mais les longues marches commencent toujours par un premier pas.

José Bové

Cette candidature a reçu le soutien au sein du Conseil Fédéral d’EELV de :

Nora Ahmed-Ali (suppléante)
Monique Alfonsi Cacciaguerra
Danielle Auroi (suppléante)
Nadia Azoug
Michel BALBOT
Denis Baupin
Bernard Barré (suppléant)
Jean-Paul Besset
Vincent Berville (suppléant)
Gilles Bénard (suppléant)
Zina Bourguet
Jean-Marc Brulé
Françoise Brunel
Frank Burbage (suppléant)
Patrick Canin
Christian Caroz
Christelle de Crémiers
Hélène Chesse
Françoise Coutant (suppléante)
Emma Cosse
Yves Contassot (suppléant)
Anne d’Ambra (suppléante)
Gilles Denigot
Françoise Diehlmann (suppléante)
Catherine Dubuisson
Yvette Duchemann
Michel Dupont (suppléant)
Sylviane Dupont (suppléante)
Anne Eon
Anne-Laure Faugère
Nadja Flank (suppléante)
Patrick Franjou
Natalie Gandais
Edouard Gaudot
Stéphane Gatignon
André Gattolin
Pierre Gressant
Pierre Hémon
Julien Hermilly
Aïche Jabrane
Ximena Kaiser-Morris (suppléant)
Jean-Jacques Kogan
Sandra Lechartre (suppléante)
Annie Lahmer
Noëlle le Maulf
Dan Lert (suppléant)
Alain Lipietz (suppléant)
François Mandil
Antoine Maurice (suppléant)
Mickaël Marie
Jacqueline Markovic
Joël Mazalaigue
Philippe Meirieu
Isabelle Meiffren
Maurice Morel (suppléant)
Barbara Pompili (Suppléante)
Michèle Poncet-Ramade (Suppléante)
Alain Refalo
Sandra Regol
Catherine Renaux
Manu Reynaud
Eliane Romani
Elisabeth Roulet
Jean-Louis Roumegas
Nadir Saifi (suppléant)
Jocelyne Sarrailh (suppléante)
Lucile Schmid
Isabelle Sotto (supléante)
Eric Schultz
François Simon
Claude Taleb
Marie Toussaint
Michele Viau
Fabrice Wowak

Soutiens hors CF

Jérôme Abbassene - coopérateur
Françoise JAUMAIN
Rodrigo Arenas
François Alfonsi – député
Jérôme Gleizes – BE
François de Rugy – député
Andrée BUCHMANN
Jean Desessard - BE
Pascal Canfin - ministre
Yannick Jadot - MEP
Nathalie Laville – BE
Jacques Arthus
Marie Bové – BE
François Dufour
Fernando GAETE
Lionel Bécus
Ronan Dantec - sénateur
Eric Loiselet – BE
Francis Benoit
Sandrine Belier - MEP
Florence Genestier
Fréboeuf Laurent
Hanna Clairière
Christophe Cavard - député
Gérard Lévy
Guillaume Fillon
Alain LE POUPON
Anne Marie Le Thieis
Françoise Mercadié
Francis Benoit
Florence Genestier
Geneviève Ray
Béatrice Pailler
Pierre DEMORTIER
Ozan ÇENELI
Yvonne Leroux
Alain LE POUPON,
Guy BENARROCHE
Alain Goléa
Bernard Bourdeix
Jacques Arthuys
Denis Vène
Bernard DE VEYLDER
Elodie Héren-Chevalier
Perrine Ledan – SR Hors de France
Antoine Valabregue
Bernard Bourdeix
Fréboeuf Laurent
Hanna Clairière
Michelle Laperrousaz
Frédérique Tarride
Sylvie GRUCKER
Rosandre Valleray
Wilhelm Burgmann
Marie-Pascale de Lavillatte
Eros Sana
Nicolas Dubourg – BE
Jean-Michel Braud
Nadia Annebi Gautelier
Véronique Vinet
Guillaume Cros
Gérard Onesta
Noël Mamère
Michèle Rivasi – MEP
Patrick Chaimovitch
Christine Cardoso
Marie Braud
Laurence Baranger
Bruno Dalpra
Yann Moulier Boutang
Michel Roulet
Amigo Yonkeu
Jean-Marie SCHMITT
Stéphane RENAUX
Jean Collon
Christine Cardoso
Catherine Gouhier
Joël Mazalaïgue
Louis LE DOZE
Mehdy Belabbas
Pascal Durand, secrétaire national
Yves cochet, MEP
Nicole Kills-Nielsen, MEP
Eva Joly, MEP
Hélène Flautre, MEP
Karima Delli, MEP
Daniel Cohn-Bendit, MEP
Houria SEHILI
Benjamin Joyeux
Sarah Feuillette pour la commission agricole d’EELV
Patrick Canin
Marine Tondelier – BE
Jean-Marie Matagne
Claude Harmelle
François Veillerette
Thierry Brochot
Dominique Plancke
Brigitte Allain